Les téléviseurs, les moniteurs et les tablettes ont vécu pendant des décennies chacun dans sa propre catégorie. Mais nos modes de vie brouillent de plus en plus ces frontières. Nous travaillons dans plusieurs pièces, nous regardons des vidéos n'importe où et à n'importe quelle heure, et le smartphone est depuis longtemps devenu notre écran principal (du moins en nombre d'heures d'utilisation par jour). Le Samsung The Movingstyle est difficile à ranger dans la case téléviseur, moniteur ou tablette. L'appareil emprunte des traits aux trois catégories et en crée au passage une toute nouvelle — mais dans ce texte, je l'appellerai le plus souvent un écran. Un tel appareil est-il vraiment utile aujourd'hui ? Essayons de le découvrir.
La dernière chose que l'on s'attend à trouver dans le carton d'un nouveau projecteur, c'est une valise en cuir. Le plus étonnant, c'est qu'une fois le Hisense XR10 découvert, elle cesse d'être la principale surprise. Design rétrofuturiste, objectif énorme, hublot transparent qui laisse apercevoir le circuit de refroidissement liquide — le Hisense XR10 ne ressemble en rien à un projecteur domestique classique. Et, semble-t-il, il ne cherche pas vraiment à en être un. Ce genre d'appareil ne naît pas pour étoffer le catalogue d'un fabricant. On le crée pour attirer l'attention, faire parler et démontrer le savoir-faire d'une marque. Le Hisense XR10 ne se contente d'ailleurs pas d'un design audacieux : il embarque une source laser d'une luminosité allant jusqu'à 6 000 lumens ANSI, la prise en charge d'écrans jusqu'à 300 pouces de diagonale et une panoplie de technologies que l'on attend d'un projecteur de très haut niveau. Pour Hisense, ce n'est pas un appareil, c'est un manifeste : la marque affirme ouvertement qu'elle est prête à jouer dans la cour des grands du home cinéma, là où l'on ne choisit pas seulement un projecteur, mais aussi un écran, des enceintes, un ampli AV et jusqu'au traitement acoustique de la pièce.













