Resident Evil (2026) : des critiques dithyrambiques, mais est-ce vraiment un film d'horreur ?

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 11:34
Resident Evil (2026) : des critiques dithyrambiques, mais est-ce vraiment un film d'horreur ?

Le nouveau film Resident Evil réalisé par Zach Cregger sort ce 18 septembre dans les salles françaises. Connu pour Barbarian (2022) et Weapons (2025), Cregger livre une adaptation qui s'affranchit totalement de la chronologie des jeux — et les critiques sont, en grande majorité, conquis.

Les chiffres

Le film affiche 97 % de critiques positives sur Rotten Tomatoes, un record absolu pour toute adaptation de jeu vidéo. Sur Metacritic, le score est plus mesuré : 79 sur 100. Cet écart entre les deux agrégateurs reflète une réalité : l'humour du film divise. Certains critiques jugent que les gags s'enchaînent trop vite et cassent le rythme, même si la plupart saluent l'équilibre général entre comédie et horreur.

Une ardoise vierge

Sony Pictures et Cregger ont fait un choix radical : aucun personnage iconique du jeu n'apparaît à l'écran. Pas de Leon Kennedy, pas d'Ada Wong, pas d'Albert Wesker. Le protagoniste s'appelle Bryan, incarné par Austin Abrams (Euphoria), un coursier médical ordinaire propulsé dans un chaos imprévisible. Pour le spectateur non initié, c'est un avantage : on entre dans l'histoire sans avoir besoin de connaître vingt ans de lore. Pour les fans de longue date, l'absence de références peut piquer.

Les critiques s'accordent sur plusieurs points forts : une cinématographie inventive, une mise en scène maîtrisée et une capacité à embrasser les idées les plus absurdes sans jamais perdre pied. L'ambiance des jeux Capcom est reconstituée avec soin, et certaines mécaniques de gameplay — la gestion des ressources, la tension des couloirs — trouvent leur équivalent visuel à l'écran.

Drôle, mais pas vraiment effrayant

La critique la plus sévère vient de Time Out, qui résume la situation sans détour : « Ça se regarde bien, mais ça ne fait pas peur. » Un verdict qui rappelle, selon le même magazine, celui émis en 2002 pour la première adaptation avec Milla Jovovich. Vingt-six ans et huit films plus tard, la franchise peine encore à terrifier vraiment.

Côté box-office, Deadline anticipe une ouverture mondiale entre 40 et 60 millions de dollars — un record pour la franchise —, pour un budget de 75 à 80 millions de dollars. À titre de comparaison, Weapons avait rapporté 270 millions de dollars dans le monde.

Faut-il craquer pour une place de cinéma ? Si on apprécie le mélange horreur-comédie et qu'on n'est pas allergique à l'idée de découvrir Raccoon City sans guide touristique, la réponse est oui. Les puristes devront, eux, laisser leurs attentes au vestiaire.